lundi 15 avril 2013

Le député est il dyslexique ?

Marc Le Fur, plus de 10 années passées dans SA majorité présidentielle, a œuvré pour la diminution des postes dans la fonction publique, il disait non quand il était sur Loudéac/Lamballe mais répondait oui quand c'était le petit caporal qui passait dans les rangs.
Et voilà qu'il s'aperçoit, un peu tard, que la réduction de postes dans l'éducation nationale avait eu un impact sur les enfants souffrant de dyslexie.
La dyslexie étant un trouble de l'apprentissage de la lecture lié à une difficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots. Je n'invente rien, j'ai regardé la définition dans un dictionnaire.
Ce trouble correspond tout à fait à ce que subit le député, il n'a pas tout compris dans les documents qu'on lui faisait voter et ne voulant pas déplaire à son grand vizir, il signait en bas.
Allez encore un petit effort Monsieur Le Fur et vous allez proposer que les bénéficiaires du bouclier fiscal remboursent les sommes qu'ils auraient dû s’acquitter.

vendredi 12 avril 2013

Mariage pour tous

Trouvé sur Twitter

Marc Le Fur va bientôt pouvoir demander Xavier Bongibault en mariage. C'est émouvant.
Officialisation de l’événement à Loudéac par Gégé bien sûr

Toute la circonscription sera, bien entendu, invitée à la cérémonie.

jeudi 11 avril 2013

Rattachement de Nantes à la Bretagne, une belle idée obsolète ?

Le député Marc Le Fur est très impliqué dans la réunification de la Bretagne. Suite à l’échec du referendum dont il regrette le résultat en Alsace, il a déclaré que « En Bretagne, ajoute-t-il, le débat touche aux limites régionales qui sont insatisfaisantes pour beaucoup d'élus. Notre région est actuellement amputée de la Loire-Atlantique. Nous souhaitons que ce département, avec Nantes, soit rattaché à la Bretagne administrative, de manière à ce que la Bretagne historique soit reconstituée. »

Il va continuer à défendre cette idée. On en pense ce qu’on veut. D’un point de vue politique, le projet n’a aucune de chance de passer : les bretons voteraient comme les Alsaciens pour sanctionner les politiciens et le Gouvernement.

Monsieur Le Fur mène les combats qu’il veut.

Vous vous demandez pourquoi je m’intéresse à ça subitement ? Dans le cadre de mon blog politique, je m’intéresse beaucoup à trois sujets :
-         la crise du pouvoir actuelle, qui montre que notre République est ébranlée, poussant certains à vouloir une évolution de la Constitution,
-         la réforme territoriale souhaitée par le Gouvernement, que je soutiens pour différentes raisons,
-         l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, que je défends également pour des raisons diverses mais si j’y accorde une importance, c’est pour des raisons politiciennes.

L’aéroport de NDDL se place dans un projet stratégique pour créer une « métropole Européenne » avec Rennes et Nantes (voire Saint Nazaire), le tout parallèlement au très officiel pôle métropolitain Loire Bretagne qui regroupe les métropoles de Nantes, Angers, Rennes, Brest et Saint Nazaire et dont vous n'avez probablement jamais entendu parler.

Dans le cadre de la réforme territoriale, il se pourrait que la « communauté urbaine de Lyon » fusionne avec le département ou que le département « disparaisse ». En région Parisienne, des communautés de communes, plus précisément les Établissement public de coopération intercommunale, seront amenées à se renforcer. Une nouvelle entité va être créée : Paris Métropole, comprenant toute la région sauf les zones rurales. Ce n’est pas une lubie de la gauche, c’est le prolongement logique de différents rapprochements et évolutions progressives des relations entre les collectivités territoriales. Le Grand Paris créé par Nicolas Sarkozy rentre dans ce cadre.

Ces nouvelles entités sont nécessaires notamment pour le développement économique des territoires, qu’ils soient, très locaux (on le voit par exemple à la montée en importance de la CIDERAL) ou à l’échelle de plusieurs régions. Par exemple, le pôle métropolitain s’étale sur plusieurs régions. Quelles que soient les évolutions de la Bretagne administrative, Angers n’en fera jamais partie.

La création de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes entraînera la fermeture des vols commerciaux à Nantes Atlantique (et probablement à Rennes Saint Jacques mais, à ma connaissance, rien n’est annoncé). Ce sont, du coup, les villes ou départements au sud de Nantes, dont la Vendée qui vont être pénalisées, s’éloignant d’une bonne demi-heure de l’Aéroport, voire deux heures quand le Pont de Cheviré est bouché. « Nous » aurons besoin de mettre en œuvre une politique de solidarité avec eux qui pourrait – par exemple – se traduire par la création d’un nouveau pont pour traverser la Loire à Nantes ou d’une meilleure desserte en train.

Notre-Dame-des-Landes concerne bien tous les acteurs économiques qui se trouvent à 1h30 de l’Aéroport. Un patron d’une PME à Loudéac pourra faire l’aller-retour en une journée avec la plupart des capitales Européennes.

Mon propos n’est pas de défendre la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ou la réforme territoriale (je le fais dans mon blog politique), je n’oublie pas les problèmes environnementaux qui sont posés par NDDL et les réticences à la réforme territoriale.

Néanmoins, il est évident que le développement des territoires se fera par des accords entre municipalités puis entre EPCI (communauté de communes) avec des articulations différentes selon la taille des villes. Lille, Paris, Lyon et Marseille, dans des formes différentes, ne peuvent se développer sans leur entourage. De même, c’est bien en se battant ensemble que Loudéac et Pontivy ont réussi à avoir un hôpital à Kério, ce qui fait que les habitants du secteur autour de ces deux pôles peuvent soigner leur cirrhose à moins de 25 minutes de chez eux.

La structure administrative de la France ne correspond plus aux exigences du développement de ses territoires. Loudéac et Pontivy sont condamnés à travailler de pair alors qu’ils ne sont pas dans le même département et en tenant compte du fait que les deux villes sont eux-mêmes au centre de territoire, marqués essentiellement par leurs EPCI réciproques, la CIDERAL pour ce qui nous concerne.

Ainsi, les Régions et les Départements ne sont plus qu’à considérer comme des structures administratives. Les grosses métropoles, Marseille, Lyon et peut-être Lille (mais ultérieurement), en tant qu’EPCI, auront des attributions des départements et des régions.

Les Régions et Départements restent important pour la représentation de l’Etat mais aussi pour ce que la loi a prévu de leur confier comme responsabilités à l’issue des phases de décentralisation (l’acte III devrait arriver dans l’année avec le transfert vers les régions de la responsabilité de l’action économique).

Observer les scrutins électoraux montre que les taux d’abstention sont très forts pour les élections européennes, les régionales et les cantonales sont très forts. Les gens ne se déplacent plus que pour la présidentielle, les législatives et les municipales. Ils font confiance à des hommes (le Français cherche l’homme fort surtout dans notre période agitée par une crise économique et une crise institutionnelle). Les évolutions du monde font que les gens font confiance en un Président de la République pour gérer ses affaires avec l’Europe et à leur Maire pour leurs affaires locales, leurs alliances avec les voisins, …

Les législatives ont un taux d’abstention faible parce qu’elles suivent la présidentielle. Lors des scrutins partiels, le taux est énorme. Nous avons dans la démocratie Française deux échelons vus comme importants qui se traduisent par l’importance de leurs représentants : le président de la République et le Maire.

Revenons à nos moutons…

Nous parlons donc de la région Bretagne mais aussi de la région Pays de Loire puisque le rattachement de Nantes à la Bretagne créerait une division des Pays de Loire. Les régions ont en charge : la gestion des lycées, l'enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle et l'apprentissage, le développement économique, l'aménagement du territoire et les infrastructures. Concrètement, la Bretagne consacre 36% de son budget à l’éducation et 32% aux transports (financement du TER, de la mise à deux fois deux voies de la N164 et la création de pôles d'échanges multimodaux qui permettront de faciliter les échanges entre les différents modes de transports en commun).

J’habite en région Parisienne. La campagne pour les régionales de 2010 a porté uniquement sur les problématiques de transports. C’était ubuesque, d’autant que le projet du Grand Paris commençait à se dessiner et que le STIF (qui gère les transports en commune) avait été transféré « à la région » depuis peu. Selon les plans de l’époque les transports en commun n’auraient été réellement à la charge de la région que pendant quelques années, d’autant que la RATP et la SNCF, les principaux opérateurs, appartiennent à l’Etat.

Changer la structure administrative de la Bretagne, au vue de ces missions, n’aurait aucun intérêt.

Regardons maintenant une carte de la Bretagne administrative. Nous avons une métropole à chaque bout. Ajouter un département avec une autre grosse métropole ferait nécessairement perdre du poids aux deux autres. On peut poursuivre l’étude dans le détail. Les Côtes d’Armor ont une agglomération importante (les deux autres agglomérations importantes, comme Loudéac, d’ailleurs, sont plus proches d’un autre département que de leur chef lieu). Le Morbihan a deux villes importantes de « poids » relativement proche.

Les projets de développement économique ne se feront plus en fonction du découpage administratif de la France mais de nouvelles structures, orientée autour de pôles, des villes, des métropoles, des EPIC, …

Le combat de Marc Le Fur me parait totalement rétrograde.

Ce n’est en aucun cas une priorité. Il devrait, par exemple, se battre pour Notre-Dame-des-Landes parce que la capacité de développement industriel de nos territoires de Centre Bretagne passe par la proximité des dirigeants d’entreprise avec leurs partenaires commerciaux.

Vous voulez vendre des saucissons à Prague, vous prenez votre voiture à 6 heures à Loudéac, un avion à 8h30 à NDDL, vous arrivez à 10 heures à Pragues. Vous prenez un avion à 17 heures et vous êtes à la maison à 20h30.

Marc Le Fur montre qu’il se bat pour la Bretagne. Ce n’est pas sa mission, le rôle d’un député est strictement national.

Il se bat pour la Bretagne pour des motifs relativement peu intéressants. Ne perd-il pas de l’énergie alors qu’il pourrait mener des combats plus justes pour son arrondissement ou son pays ?

Ce qui ne m’empêche pas d’être aussi attaché que lui à la Bretagne et à son histoire ! Mais l’histoire de cette Bretagne s’est arrêtée vers (en ?) 1790 quand nous avons intégré « la République Française ». Sinon, au nom de l’histoire, on pourrait décider de revenir à la Bretagne du VIIIème siècle.

Nous avons intégré la République Française. Marc Le Fur est élu de la République Française.

Nicolas

dimanche 7 avril 2013

Station service


N'ayant jamais eu le temps nécessaire tant qu'il était député, Le Fur découvre la désertification du monde rural en général et des campagnes en particulier.


Il vient de s'apercevoir que les stations services avaient disparues du paysage et que certains automobilistes étaient obligés de faire au moins 30 minutes de trajet pour faire le plein de l'auto.

Il a donc interpellé le ministre des Finances afin que celui ci trouve une solution au problème que lui même a découvert dernièrement.
 


jeudi 21 mars 2013

Il a enfin trouvé les sous

Le député Le Fur de Loudéac Lamballe a réussi à récolter la somme nécessaire afin de refaire le fronton de son repaire loudéacien.
Il ne fait plus parti de la majorité présidentielle, il lui aura quand même fallu 10 mois pour s'en apercevoir. Rapidité, efficacité.
Des mauvaises langues colportent des ragots, il paraîtrait qu'il n'y aura pas d'inauguration avec photo. Tout fout le camp. 

dimanche 17 mars 2013

Suppression de tout ce qui n'est pas pour LE FUR et ses amis

Le député de Loudéac - Lamballe a trouvé une nouvelle forme politique pour avoir raison, enfin, raison à sa façon.
Il est parti en croisade contre le CESE (Comité Economique Social et Environnemental) qui a donné un avis sur la recevabilité de la pétition des anti mariage pour tous.
Il demande ni plus ni moins la suppression de cet organisme qui est composé de politiques mais aussi de personnes de la société publique.
Ce monsieur n'est pas pour la démocratie participative qui est un lieu d'échanges et de propositions mais pour le monopole des politiques à dire ce qui est bon et ce qui ne l'est pas.
Le fait que le CESE n'ait pas accepté de donner son avis sur le fond de la pétition a courroucé le député des Côtes d'Armor, cette pétition n'étant pas recevable sur la forme employée. Le CESE a d'ailleurs prévu de s'autosaisir sur le problème et donnera ultérieurement son avis qui n'est que consultatif.
A quand sa demande de suppression des syndicats et des associations de parents d'élèves (sauf les APEL), ces lieux étant des nids d’empêcheurs de tourner en rond.

mercredi 27 février 2013

Qui va oser le lui dire ?


Je tiens à rappeler au député Le Fur que contrairement à ce qui est écrit sur le fronton de sa permanence à Loudéac il ne fait pas parti de la majorité présidentielle depuis plus de 9 mois.
Ce sont ses courtisants financiers qui ont certainement peur de lui annoncer la nouvelle.
Il est vrai que depuis qu'il n'a plus "SA" réserve parlementaire, les fins de mois doivent être beaucoup plus difficiles.

mardi 26 février 2013

Réforme territoriale

Dans un récent billet de son blog, notre député (enfin, surtout le vôtre, hein !) critique la réforme territoriale proposée par le Gouvernement conformément aux engagements de campagne de François Hollande. Je ne cite qu’un extrait mais vous avez le droit de lire la suite. « Concrètement, le Gouvernement nous propose de réorganiser la représentation des cantons en supprimant les Conseillers généraux, remplacés par des couples homme-femme de Conseillers départementaux sur des territoires qui, dans notre département, atteindront 25 000 habitants. »

Il n’est pas inutile de rappeler que la réforme territoriale vient remplacer celle votée auparavant par la l’UMP, contre la volonté d’une bonne partie de ses membres qui ont pourtant joué aux parfaits godillots. Le texte principal est la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010.

Que nous dit Wikipedia ? « Une nouvelle catégorie d’élu local est créée, le conseiller territorial, remplaçant à la fois le conseiller général et le conseiller régional. Les conseillers territoriaux seront élus pour la première fois en 2014 et 2015 au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, dans le cadre de cantons redécoupés, avec un seuil de qualification fixé à 12,5 % des inscrits. »

Les conseillers territoriaux auront donc remplacé à la fois les conseillers régionaux et les conseillers régionaux. Le texte de l’époque définissait déjà un redécoupage des cantons.

Ce rapport d'un parlementaire (pdf) indique que les Côtes d’Armor passeraient de 52 conseillers généraux à 27 conseillers territoriaux. Si ma mémoire est bonne, 27 fois 2, ça fait 54. Ainsi, avec la réforme voulue par le gouvernement que soutenait Marc Le Fur, le nombre de canton aurait quasiment été divisé par deux, de même que le nombre d’élus. En outre, les nouveaux élus auraient eu une compétence régionale et une compétence départementale. Deux fois moins d’élus qui auraient eu une compétence doublée, ça fait, en gros, quatre fois moins de temps aux élus pour s’occuper des problématiques de terrain.

Il est ainsi évident qu’avec la nouvelle loi, les cantons ruraux seront bien mieux représentés qu’avec celle bâclée par le Gouvernement précédent et qui ne sera jamais mise en application.

Le rapport précise par ailleurs : « Le département des Côtes d’Armor perd près de la moitié de ses élus en dépit d’une réelle augmentation de sa population au cours des dernières années. »

Ce rapport à été établi un Sénateur socialiste de Haute-Saône qui me semble mieux à même de défendre les cantons ruraux des Côtes d’Armor que les députés UMP…

La lecture de la suite du billet de blog de M. Le Fur précise également : « La disparition de cantons à taille humaine va avoir des conséquences très concrètes sur notre vie quotidienne car beaucoup de nos services publics sont organisés à l’échelle du canton. C’est le cas des brigades de gendarmerie, des collèges, des perceptions parfois de La Poste. » C’est toujours savoureux de voir ce genre de propos sous la plume d’un député qui défendait la Révision Générale des Politiques Publiques qui aboutissait au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et donc, la baisse des services publiques et de leurs implantations en zones rurales.

« Ce projet de réforme territoriale ne fait que confirmer ce qui est devenu une stratégie : le Gouvernement privilégie les villes et oublie la ruralité. Mais cette fois-ci, cela se voit trop. »

Oui ! On a eu un Président bien reçu au salon de l’agriculture.

mercredi 6 février 2013

Parent pauvre de la langue française

Nous allons continuer à attendre avec impatience la publication par le député de sa 50ème intervention à propos du mariage pour tous. Pour l'instant, il en est à la 49ème. Il parle du mot parent qui remplacera "père et mère" dans certaines parties du code civil.

Il dit ceci : "Le code civil a une conception très précise de la notion de parent qui désigne le neveu ou le cousin, au premier, deuxième ou troisième degré. Et vous allez polluer la langue française, la clarté du code civil, en y intégrant deux notions de parents : celle, traditionnelle, de grande famille, et celle, que vous voulez imposer, de père et père ou de mère et mère."

C'est étrange. Quand je parle de mes parents, je parle effectivement de mon père et de ma mère. En faisant ça, selon le député, je pollue la langue française.

J'espère qu'on va bien rigoler, aussi, avec la cinquantième.