lundi 4 février 2013

Une gloire de Twitter



Hors sujet ?

Nous présentons nos excuses à nos aimables (ou pas) lecteurs, nous n'arrivons plus à commenter l'actualité liée à Marc Le Fur en direct. Nous vous recommandons de suivre son blog pour voir toute l'énergie dépensée pour lutter contre un texte qui sera voté.

Vous pouvez aussi vous abonner aux alertes Google. Par exemple nous apprenons ici qu'il a déclaré : "Les Français vont se rendre compte que cette réforme aura un impact : c’est l’effacement du père !"

C'est beau. Ce qu'il y a d'intéressant en suivant ça, c'est qu'on se rend compte que ce dont il discute n'a rien à voir avec le mariage pour tous mais concerne tous les mariages.

"Cette disposition, inscrite dans l’article 2 du projet, concerne la dévolution du nom de famille : en cas de désaccord ou d’absence de choix des parents, les noms de chacun d’eux, accolés dans l’ordre alphabétique, seront donnés à l’enfant, alors qu’actuellement c’est le nom du père qui est attribué."

Pour tous les mariages.

La volonté de la mère comptera enfin autant que celle du père...

dimanche 3 février 2013

Le furieux

C'est un enfant qui le dit !

L'obstruction parlementaire

Comme on le disait dans notre dernier billet, Marc Le Fur est très actif à l’Assemblée Nationale dans son combat contre le « mariage pour tous ». Il est actif également dans son blog.

Ce matin, il diffuse la vidéo de sa première intervention en séance sur le sujet. Il a diffusé le texte de chacune de ses interventions. Je vais également les diffuser ici (notre blog est moins lu que le site de l’Assemblée Nationale). Les parties en rouge sont mes remarques (j’aurais pu m’en abstenir mais j’ai beaucoup parlé de ce texte dans mon blog politique).

Pour ma part, je suis pour ce texte, mais peu importe. Il convient de constater combien d’énergie dépense notre Député pour participer à l’obstruction parlementaire faite sur ce texte.

Sauf erreur de comptage de ma part, M. Le Fur est signataire de 719 amendements.

Nicolas

La première

Ma conviction, c’est que le débat que nous ouvrons aujourd’hui n’est que factuellement un débat sur le mariage, qu’il soit pour tous ou non ; fondamentalement, c’est un débat sur la famille et sur l’enfant. Mes chers collègues de gauche, vous commettez un contresens entre mariage et sentiment.

[Pour sa première intervention, le Député va commencer par tenter de démontrer que le mariage n’a rien à voir avec les sentiments. D’emblée, ça me parait bizarre, comme stratégie, pour défendre sa notion de la famille.]

Le mariage n’est pas une validation des sentiments par la collectivité. L’État n’a ni à censurer ni à autoriser un quelconque sentiment. Les sentiments que les uns et les autres se portent ne regardent qu’eux-mêmes ; les amoureux n’ont pas besoin de certificat !

[Non, ils veulent seulement se marier et vivre en ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare…]

Le mariage n’est pas davantage un contrat qui n’engagerait et ne concernerait que les signataires de ce contrat. Non, le mariage est bien une institution, et la meilleure preuve en est que les militants du mariage homosexuel veulent être mariés en mairie, dans un lieu qui n’est pas neutre, par un officier de l’état civil, représentant de l’État.

[Ben oui, ils veulent se marier, merci de le noter.]

Pourquoi la société a-t-elle créé cette institution ? Pour assurer sa propre pérennité et protéger un sujet fragile : l’enfant, le « petit d’homme », comme disait Kipling, qui a pour caractéristique d’être vulnérable pendant de très nombreuses années, ce qui le singularise dans le règne animal.

[Ayons un sentiment ému pour les éléphanteaux et les petites baleines oubliés de ce débat… Je plaisante…]

C’est lui qu’il faut protéger, et c’est la vocation de la société que de le faire.

[On est bien d’accord ! C’est d’ailleurs une des raisons du texte : protéger les enfants de ceux qui ne peuvent pas se marier]


Si toutes les civilisations – l’histoire et la géographie le confirment –, quelles que soient leurs bases culturelles, philosophiques ou religieuses, quelle que soit la sagesse ou la foi qui les inspire, ont voulu protéger l’enfant, c’est parce qu’elles considèrent que c’est un sujet essentiel. Or seuls un homme et une femme sont en mesure de procréer naturellement.

[On ne parle de procréer mais de protéger.]

Dans ce domaine, votre anticléricalisme, votre cathophobie est non seulement outrancière – notre rapporteur l’a démontré par l’accueil lamentable qu’il a réservé aux représentants des cultes  –, mais elle n’est pas non plus pertinente. L’Église catholique n’est en Occident que la gardienne d’une réalité anthropologique qui, dans d’autres pays, sera défendue au nom d’autres traditions, d’autres sagesses, d’autres cultures. La meilleure preuve, c’est qu’aucune des grandes traditions d’Orient comme d’Occident n’a accepté le mariage homosexuel.

[Pourquoi se baser sur la tradition ? L’excision est une tradition dans beaucoup de pays…]

Nous voterons résolument contre ce texte funeste !

La deuxième

Démonstration est faite : le vrai sujet, c’est la famille et l’enfant. Le fond du débat est de savoir si, dans ce texte, l’enfant est sujet de droit ou objet de droit. Si l’enfant est sujet de droit, c’est lui qui a droit à un père et à une mère. Seules les circonstances de la vie peuvent l’en priver, pas le législateur.

[Qui parle de priver un enfant d’un parent ? Il s’agit justement d’en « donner » deux à tous.]

Si l’enfant devient un objet de droit, alors toutes les dérives sont possibles. Sa conception peut faire l’objet de contrats – c’est exactement la situation avec la GPA –, ou d’un cahier des charges – c’est exactement ce qui se passe avec la PMA.

[Que viennent faire la GPA et la PMA dans ce dossier ? Pourquoi comparer la GPA et la PMA, cela n’a rien à voir ?]

Le Gouvernement reproche aux manifestants contre le mariage pour tous de s’opposer à un nouveau droit émancipateur. Il nous dit : « nous offrons un nouveau droit aux personnes homosexuelles ». Eh bien, ces manifestants revendiquent un droit : le droit, en particulier pour les enfants les plus fragiles – ceux qui sont confiés à l’adoption –, de disposer d’un père et d’une mère !

[Dans la première intervention, il disait que seule la procréation pouvait donner des enfants]

Vous l’avez compris, je défendrai au cours de ce débat l’enfant sujet de droit face à ceux qui veulent en faire un objet de droit, au risque d’en faire une chose, de le réifier, comme disent de manière savante mais compréhensible les philosophes. Pour ces raisons, nous défendons et nous défendrons tous ces amendements de suppression de l’article 1er.

[Ah ben j’ai appris un mot, « réifier »]

La troisième
Mes collègues ont déjà indiqué la position de certains ministres en faveur de la gestation pour autrui. Pour ma part, je voudrais que chacun mesure l’importance des propos qui ont été tenus hier par le rapporteur du Sénat, Jean-Pierre Michel, sur cette question : il se dit favorable à la GPA. Je pense que nous sommes en pleine hypocrisie. Jean-Pierre Michel a le mérite de la cohérence. Il va très loin, disant explicitement que s’il ne veut pas de la rémunération, il veut un dédommagement au bénéfice des femmes qui, en quelque sorte, louent leur corps. 

[La GPA n’est pas à l’étude. Le président de la République est contre comme une large majorité des députés de gauche qui ne supportent pas l’idée que l’on puisse exploiter le corps d’une femme.]

Je voudrais par ailleurs évoquer un mode de pensée qui a beaucoup marqué, à gauche peut-être plus qu’à droite : la psychanalyse. La psychanalyse a marqué des générations – les années 1970, 1980, 1990. Je voudrais que vous mesuriez ce que dit un psychanalyste, le docteur Winter :...

« D’un point de vue psychanalytique, j’avance que faire disparaître des signifiants pareils, c’est l’équivalent du meurtre symbolique du père et de la mère ».

[Allons bon ! Si je puis me permettre…]

Je voudrais également faire allusion aux propos du docteur Flavigny, repris dans une annexe de votre rapport, ou à ceux du docteur Pierre Lévy-Soussan : « Pour un soi-disant droit à l’égalité, on prive les enfants d’une créance que tous devraient avoir : ne pas être privé de père et de mère. Les enfants du monde ont droit à cette différence parentale. Tous les enfants naissent libres et égaux en droits ».

[Le droit d’avoir de parents, justement. Cela étant, je pourrais ironiser sur la « différence parentale », c’est bien ce que l’on propose]

[S’il faut faire appel à la psychanalyse, le débat va durer longtemps…]

La quatrième

[Sur le blog du député, il s’agit de la même que la troisième. Une erreur de « copié collé »]

La cinquième

Madame la garde des sceaux, permettez-moi également de vous souhaiter un bon anniversaire. Vous savez que nous avons, sur les bancs de la droite, une indulgence toute particulière à votre égard puisque nous avons contracté à votre égard une dette il y a de cela onze ans. Cela crée donc une sympathie toute particulière. Vous vous rappelez : en 2002.

[Serait-ce un coup bas relatif au fait qu’en se présentant à la Présidentielle, elle a privé Lionel Jospin d’un deuxième tour ?]

Il y a une objective différence entre la droite et la gauche, madame la garde des sceaux, monsieur le rapporteur. Elle porte sur deux points.

Premièrement, vous assimilez toute différence à une inégalité. Or, une différence, ce n’est pas une inégalité, c’est une chance, c’est une chance dans une rencontre. C’est ça, l’altérité ; c’est ça, la rencontre entre un homme et une femme. C’est pour ça que nous devons rester attentifs à la nécessité de conserver cette altérité, y compris dans le mariage.

[Pourquoi ?]

Deuxièmement, nous, nous respectons la nature. Elle n’est pas notre guide, elle est simplement notre univers. Nous devons la travailler, la transformer, mais, en même temps, la respecter. Or vous êtes dans une logique quasi prométhéenne : tout est possible à la volonté humaine, tout est possible à la science et au droit. Cela, précisément, peut occasionner des dérives considérables. Montaigne disait : « La nature est un doux guide. » Nous allons désormais obéir à la science et au droit, nous dites-vous. La nature évitait que l’homme n’obéisse à l’homme. Désormais, l’homme va obéir à l’homme sans que l’homme obéisse à quoi que ce soit. Dostoïevski le disait au dix-neuvième siècle. Bernanos l’avait parfaitement compris au temps des grands totalitarismes. C’est parce que nous respectons la nature que nous nous fixons des bornes, que nous fixons également des bornes à nos volontés et à nos lois.

[Quel rapport avec la nature ?]


Les amendements du député

La multitude d'amendements déposés par le député de Loudéac Lamballe frôle l'indigestion je dirais même la nausée.
Un de ses textes fantaisistes n'a pourtant pas été pris en compte aussi bien par ses copains que par l'ensemble des autres députés.
Je vous le résume : Si le mariage pour tous est adopté en France, une question importante voire primordiale sera soulevée.
"Qui portera la culotte dans un couple composé de 2 femmes ?"

Marc Le Fur est signataire de plus de 700 amendements.

mercredi 30 janvier 2013

Langues régionales : le député amnésique

Marc Le Fur publie sur son blog un billet montrant son engagement pour la culture Bretonne pour défendre des chaînes publiques bilingues. Il rappelle que : "Jusqu’ici, en Bretagne, l’usage était de ne pas faire de la culture bretonne un sujet partisan mais d’associer la minorité. C’est ce que nous avons fait lorsque nous étions dans la majorité."

C'est bien.

Son billet est signé par un groupe de parlementaires : Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Philippe Le Ray, Gilles Lurton,Dominique de Legge et Philippe Paul. Il oublie de préciser, même si compte tenu du propos cela va de soit, que tous ces parlementaires sont membres de l'ancienne majorité parlementaire. Il pourrait nous rappeler ce que cette ancienne majorité a fait pour les chaînes de télévision publiques bilingues.

A part défendre la "RGPP" qui a pour seul but de diminuer les budgets de l'état et de tous les machins publics.

C'est compliqué... Je ne devrais pas couper des propos.

"Nous avons pris connaissance du courrier expédié à Madame Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, par 24 parlementaires bretons de gauche qui appellent à l’émergence de chaines publiques régionales bilingues de plein exercice.

Jusqu’ici, en Bretagne, l’usage était de ne pas faire de la culture bretonne un sujet partisan mais d’associer la minorité. C’est ce que nous avons fait lorsque nous étions dans la majorité.

Cette démarche, malheureusement partisane, n’est-elle pas un rappel à l’ordre adressé à Mme FILIPPETTI par sa propre majorité. Sans doute la trouvent-t-ils trop tiède sur le sujet des langues et cultures régionales ?" 

Si c'est un rappel à l'ordre de la Ministre par sa majorité, en quoi M. Le Fur est-il concerné ? En quoi une démarche politique pourrait-elle ne pas être partisane ? 

Ne pourrait-on pas parler du fond ?

Ce site rappelle les propos de Nicolas Sarkozy, qu'ils ont soutenu, à propos des langues régionales.
"La seule limite que je fixe (...) c’est que le corse ne pourra jamais remplacer le français dans les textes officiels et au guichet du service public. Jamais."
"Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues régionales et minoritaires qui n’a pas pour but de faire vivre les langues régionales mais de reconnaitre des droits linguistiques à toutes les minorités et de les placer sous le contrôle d’une Cour européenne qui jugera sans tenir compte de notre histoire nationale et de notre tradition républicaine."
"Je ne serai pas favorable à la charte européenne des langues régionales. Je ne conteste pas les langues régionales. Au contraire, je veux les soutenir et les développer. Mais je crains que l’adoption de cette charte n’ait des conséquences sur le Pacte national."
"Pour autant, il n’est pas question de confronter le Français aux autres langues régionales. Nous avons le devoir de veiller à l’unité française que nous avons mis si longtemps à construire et qui reste le bien le plus précieux mais aussi le plus fragile que nous ayons à léguer à nos enfants."
"Je ne veux pas que demain un juge européen (...) puisse décider qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le français."
"J’ai toujours considéré qu’apprendre le breton ou toute autre langue régionale n’est pas un risque pour l’unité nationale, bien au contraire. C’est une richesse."
"...Je pense que l’idée d’un texte de loi posant la reconnaissance juridique des langues régionales est à la fois plus raisonnable et plus efficace que la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires... Nous devons consolider juridiquement la dynamique de l’enseignement bilingue..."
"Je suis favorable à ce que le droit des parents à inscrire leurs enfants dans une classe bilingue français-langue régionale soit reconnu, dès lors que la demande est suffisante"
"Dans ces conditions, l’enseignement est devenu depuis quelques années la voie privilégiée et déterminante de la sauvegarde des langues régionales, c’est-à-dire de notre patrimoine linguistique (...). Faut-il consolider juridiquement cette dynamique ? Je le pense(...)"


"Ainsi que je m'y suis engagé, je ferai ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires" "Je veillerai à ce que tous les moyens soient mis en œuvre pour définir un cadre légal clair et stable pour toutes les langues régionales."

Rappelons aussi que la Charte européenne des langues régionales avait été signée par Lionel Jospin, lorsqu'il était Premier Ministre, mais que  Jacques Chirac avait refusé d'engager le processus de ratification.

Quelqu'un pourrait-il expliquer à notre député que les polémiques à la petite semaine doivent cesser et qu'il est temps d'agir ?

Défendre une limitation des budgets et lutter contre la charte européenne des langues régionales est aussi facile que critiquer les élus de la majorité, semble-t-il. Agir pour la défense d'une langue est autre chose...

Nicolas (par ailleurs peu partisan des langues régionales : le breton n'est pas ma langue natale, je suis né dans une ville, Loudéac, non bretonnante).

mardi 29 janvier 2013

Le député ne prend pas l'apéro avec n'importe qui

Le député de Loudéac Lamballe ne veut pas que l'on confonde apéro et apéro.
D'un côté, les apéros dits "Facebook" qui sont nocifs peut être parce qu'il n'y est pas invité et les apéros dits "conviviaux" parce que c'est lui qui les organise.
Ce n'est certainement pas de l'anti jeunisme primaire, mais quelque chose me dit quand même qu'en voyant l'assistance qu'il y a aux siens, il y aurait quand même bien de ça.

jeudi 20 décembre 2012

Le député Le Fur devrait revoir ses classiques !

Plusieurs passants loudéaciens nous ont signalé une incongruité dans la devanture de l’illustre député de la circonscription Loudéac-Lamballe, Marc Le Fur. Comme tous les ans à l’approche des fêtes, ce dernier y a installé une crèche de Noël depuis maintenant quelques jours.

Cependant, le petit Jésus figure déjà en bonne place dans sa crèche, ce qui n’a pas manqué de provoquer la surprise des passants. En effet, même les plus mécréants savent bien que l’on n’y installe le petit Jésus que le 24 décembre à minuit, pour symboliser sa naissance.

Dans la vitrine du député Le Fur, aujourd'hui 20 décembre 2012
Le député Le Fur, qui n’est pourtant pas le dernier à faire référence à ses croyances religieuses quand il en éprouve le besoin, ferait bien de reprendre quelques cours de catéchisme…

Tant qu’à faire, nous aurions pu suggérer à Marc Le Fur de placer des Jésus jumeaux dans sa crèche : l’un pour représenter le camp Fillon, l’autre pour le camp Copé !

jeudi 29 novembre 2012

La Ministre répond à notre député

Marc Le Fur diffuse sur son blog la question qu’il a posée hier au Gouvernement (voir la vidéo dans notre dernier billet), question au cours de laquelle il a accusé la gauche de considérer les enfants comme de simples produits de consommation. Surprenant qu'il s'en vante...

Par contre, il a oublié de diffuser la réponse de Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la famille, comme chacun sait, qui est disponible sur le site de l’Assemblée Nationale.

« Monsieur le président, monsieur le député, je vois qu’il y a effectivement un travail de pédagogie à faire.

Ces propos qui ne vous honorent pas, je tiens à le dire, rappellent ceux que vous teniez au moment des débats sur le PACS.

Vous annonciez alors la fin du monde et elle n’a pas eu lieu.

C’est effectivement la fin d’un monde où il y a un modèle unique de famille et je vous appelle au respect de nos concitoyens, de la diversité de la façon dont ils décident de faire famille, et de leur accorder un principe fondamental de la République : l’égalité.

On peut avoir deux visions de la famille : l’une qui exclut, comme vous le faites, ou l’autre qui inclut ; une vision généreuse ou restrictive.

Pensez-vous un seul instant que l’éducation d’un enfant se résume à la seule filiation biologique ? Pour nous, l’éducation d’un enfant va bien au-delà : c’est l’éducation affective, la capacité à offrir les conditions du bien-être, de la santé.

Je tiens à dire qu’il est profondément choquant que vous mettiez, au nom du droit de l’enfant, sur le banc, de côté, les 30 000 à 300 000 enfants qui vivent aujourd’hui dans des familles homoparentales et qui n’aspirent qu’à avoir un véritable statut juridique car ce texte est une loi d’égalité et de protection juridique des enfants. »

L’oubli est réparé.

mercredi 28 novembre 2012

Des propos qui n'honorent pas le député Le Fur

Aujourd'hui, mercredi 28 novembre, le député Le Fur s'est exprimé sur la question du mariage pour tous, une initiative gouvernementale qu'il réprouve de tout son être. Le député a même indiqué qu'il ferait partie des manifestants qui descendront dans la rue pour s'opposer à ce texte.

Nous pensions pourtant qu'avec deux papas -Jean-François Copé et François Fillon- les parlementaires UMP étaient capables de progresser sur cette question. Le député Le Fur vient de nous prouver le contraire.